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Un aubois au concours du meilleur caviste de France 2026

Écrit parle 15 juin 2026

L’Aube aura son représentant au concours du meilleur caviste de France 2026. Les 25 et 26 octobre prochains, dans le Luberon, Pascal Maillart, gérant de la Vinothèque de Troyes, fera partie des 40 candidats en lice. Il tentera de décrocher le titre de référence décerné par le Syndicat des cavistes professionnels.

Pascal Maillart (au centre), entouré de son équipe de la Vinothèque de Troyes.

Le meilleur caviste de France 2026 sera-t-il aubois ? Réponse à l’automne. Après avoir répondu à un questionnaire en ligne (120 questions à traiter dans un temps limité), le Troyen Pascal Maillart, caviste indépendant et gérant de la Vinothèque de Troyes, a été présélectionné pour participer au concours organisé prochainement dans le Luberon. Il sera en compétition avec quarante candidats, dont un autre issu de Champagne-Ardenne (Reims). Le trentenaire, déjà qualifié il y a quatre ans sans gagner, voit cette sélection comme une nouvelle occasion de perfectionner son savoir-faire.

« C’est un métier où l’on a besoin de se former en permanence, et pour se former il n’y a rien de mieux qu’un concours finalement. »

Pascal Maillart, caviste indépendant et gérant de la Vinothèque de Troyes

Pascal Maillart n’était pas destiné à la sommellerie. Après un passage dans la restauration, le Troyen s’y est lancé un peu par hasard, dans ce qu’il décrit comme un « concours de circonstances » devenu un « métier passion ». En 2011, il prend un virage professionnel et crée son agence commerciale. Deux ans plus tard, il reprend le magasin dans lequel il travaillait en parallèle et lui donne un nouveau nom, la Vinothèque de Troyes, qui compte aujourd’hui environ 650 références de vins et 350 de spiritueux. Au-delà d’un gage de qualité, pour lui, le concours est aussi un moyen de progresser : « C’est un métier où l’on a besoin de se former, en permanence, et pour se former il n’y a rien de mieux qu’un concours finalement. Ça nous oblige à travailler davantage. » Arrivé au même stade il y a quatre ans, l’homme de 39 ans juge la qualification de cette année « plus difficile, mais très enrichissante ». Seul représentant aubois, il y voit « une vraie fierté » et s’attend à une compétition « relevée ».

Deux épreuves écrites pour accéder à la demi-finale

Le concours se déroulera en plusieurs étapes. Le dimanche matin, les candidats passeront deux épreuves écrites, un questionnaire de connaissances d’une heure, noté sur 100 points, puis une dégustation à l’aveugle, également notée sur 100 points. Les 15 meilleurs accéderont à la demi-finale l’après-midi. Place ensuite à deux épreuves orales : un quiz de rapidité et de connaissances ainsi qu’une mise en situation, chacune notée sur 20 points. À l’issue de cette phase, les 8 meilleurs candidats décrocheront leur place en finale. Le lendemain, les finalistes enchaîneront plusieurs exercices, entre autres : quiz, dégustation commentée, présentation d’un produit imposé par les organisateurs et simulation de vente ou de conseil. « On se prépare en faisant beaucoup de dégustations, je sais que ça fait sourire quand je dis ça, mais c’est vrai, et en travaillant aussi sur la réglementation, les appellations, les cahiers des charges, toutes les évolutions de notre métier… », explique Pascal Maillart. Avec modestie, il ajoute : « je n’ai rien envie de viser, ça me mettrait une pression inutile. Je sais qui j’ai en face de moi et ça va être très dur. »


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