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Culturissimo : Guillaume de Tonquédec fait salle comble à Sainte-Savine

Écrit parle 12 juin 2026

Invité du festival Culturissimo, Guillaume de Tonquédec a prêté sa voix aux écrits d’Albert Camus, hier soir, à l’Art Déco de Sainte-Savine. Devant une salle comble, il a offert une lecture gratuite d’un peu moins d’une heure, dans le cadre d’une manifestation portée depuis treize ans par les espaces culturels E.Leclerc et notamment, dans ce cas, par l’enseigne de Troyes.

Après la lecture, Guillaume de Tonquédec a prolongé la rencontre avec une séance de dédicaces de son ouvrage Les portes de mon imaginaire, paru en 2018.

Guillaume de Tonquédec faisait escale hier dans l’Aube, sur la scène de l’Art Déco de Sainte-Savine. L’une des étapes de la 13e édition du festival Culturissimo, organisé par les centres E.Leclerc. Le concept : faire circuler des artistes réputés (ex : Denis Podalydès, Dominique Pinon ou encore Valérie Bonneton) dans une soixantaine de villes en France, pour proposer des lectures publiques autour de la littérature et de la poésie. Dans le théâtre, plus de 300 personnes étaient réunies pour écouter l’acteur interpréter la lettre d’Albert Camus à son instituteur d’Alger. Un texte qu’il a lui-même choisi.

« J’ai aussi eu mon ‘monsieur Germain’ »

Guillaume de Tonquédec, comédien et acteur français

Guillaume de Tonquédec s’est tourné vers la lettre de remerciement d’Albert Camus à son instituteur Louis Germain, écrite le 19 novembre 1957, après l’attribution du prix Nobel de littérature à l’auteur. « Cet instituteur a donné sa chance à quelqu’un de pauvre, qui n’avait pas les moyens de se payer des études, c’est un témoignage d’espoir. La solidarité, l’entraide, et ce qu’on appelle l’école de la République, […] dans une période où l’on est tous un peu perdus, ça fait du bien d’entendre des paroles fortes comme celles-là », commente le comédien. Un écrit porteur de sens, mais également en lien avec son propre parcours. « J’ai aussi eu mon ‘monsieur Germain’, qui était une femme, Françoise Gaillard, qui m’a fait faire du théâtre pour la première fois alors que j’étais très timide, je faisais beaucoup de fautes d’orthographe et de grammaire. En plus de m’avoir fait découvrir le théâtre, elle m’a aidé à surmonter ces difficultés. Je lui dois beaucoup ». Témoignage qu’il a d’ailleurs développé dans son livre Les portes de mon imaginaire.

Cinq ans au service de la culture gratuite

Ce parcours, qui lui a permis de multiplier les rôles à la télévision comme sur les planches, il le partage également avec le grand public à travers le festival Culturissimo, dont il est partenaire depuis cinq ans. « Il est gratuit, et la lecture, c’est l’exercice le plus simple finalement. Il y a juste le public, le texte et le lecteur. C’est un endroit où l’on peut rêver, se faire son propre film », confie l’acteur, récompensé d’un César en 2013 pour le meilleur second rôle dans Le Prénom. Côté actualité, il prépare un seul-en-scène inspiré de son histoire familiale. « Ma mère est atteinte de la sclérose en plaques depuis 43 ans, et mon père est devenu son aidant malgré lui. Je voulais raconter cette histoire, surtout montrer comment l’amour de mes parents leur permet de faire face à cette maladie. Une façon de dire merci, de les rendre un peu immortels et de partager quelque chose avec le public. » D’abord décliné en livre, qui paraîtra le 9 septembre, le seul-en-scène sera ensuite joué à Paris quelques semaines plus tard. « Et si le spectacle fonctionne, j’adorerais l’emmener partout en France », ajoute-t-il. De quoi faire patienter les Aubois, qui espèrent déjà son retour dans le département.


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